BERGUES : J. 23.11.06
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En 1022, elle est dotée d’une abbaye par Baudouin la belle barbe.
Dès lors, elle déploie son activité courageuse
pour organiser la conquête d’un sol parsemé de marécages et pour établir chez elle,
à la façon des villes flamandes, un centre de draperies.
Au XIème siècle la ville possède un atelier monétaire;
au XIIIème, elle fait partie de la Hanse de Londres et,
ses métiers à tisser battant avec entrain, ses marchands tentent le grand commerce.
Chef lieu d’une châtellenie importante,
elle obtient en 1240 une Charte ou " keure " de la comtesse Jeanne.
Elle érige son premier beffroi, symbole des libertés.
La ville a alors son échevinage, sa halle, son sceau et ses armoiries frappées du Lion des Flandres.
Elle devient dès lors une des villes les plus importantes de la partie Ouest de la Flandre.
L’histoire signale 7 incendies qui la dévorent,
notamment en 1383 et 1558 où la ville est détruite de fond en comble.
La guerre rôde sans cesse autour de ses puissantes murailles.
Prise en 1297 par Robert d’Artois puis rendue à la Flandre,
occupée par les Anglais, elle fut assiégée, prise et brûlée par les Français en 1383.
Elle aura encore à soutenir de nombreux sièges par la suite,
le dernier en date étant celui de l’opération Dynamo en 1940.
Rattachée à la France par le traité d’Aix la Chapelle en 1668,
Bergues verra ses murailles renforcées par Vauban.
Après le triste épisode de la révolution qui détruira la puissante abbaye de St Winoc
et l’ensemble des couvents, Bergues sera marquée par le passage de Lamartine comme député en 1833.
Touchée par de grosses torpilles en 1915, la ville sera sinistrée à 80% en 1940-1945,
perdant notamment son superbe beffroi.
Bergues aujourd’hui est une ville accueillante où il fait bon vivre.
Une reconstruction intelligente lui a permis de garder son caractère de petite ville flamande
et ses remparts, construits hier pour repousser l’ennemi
servent désormais d’écrin à " l’autre Bruges des Flandres " …